Lecture/ présentation des recherches sur Boole de Sylvie Tissot à l'Ensci le 5 février 18h00.
La démarche est présentée sur le site logique-angulaire et certains éléments figurent sur le site d'Anobole, la société de Sylvie

Dans environ 15 ans, l'élément de base de l'information, le bit, pourra être inscrit dans la matière à l'échelle de l'atome de des particules. A cette échelle, les lois de la physique classique ne sont plus valables, et il faut appliquer celles de la physique quantique : superposition d'états, probabilités, etc. Par ailleurs, la logique mise en oeuvre actuellement dans les ordinateurs (manipulation de 0 et de 1) a ses fondements dans l'algèbre de Boole, énoncée en 1854 dans un ouvrage intitulé "Les lois de la pensée". La logique booléenne doit-elle être remise en question dans l'éventualité de la construction de calculateurs quantiques ?
En lisant les première pages des "Lois de la pensée", on remarque vite que Boole allait beaucoup plus loin que ce que l'informatique en a retenu jusqu'à présent. Il avait repris et complété un projet antérieur de Leibniz, qui cherchait à mettre en évidence un langage universel. Je suis donc en train de relire Boole avec, comme projet, la mise en parallèle des principes qu'il a énoncés et ceux du calcul quantique. Boole a en effet abandonné certaines pistes qui semblent pouvoir trouver des débouchés grâce au quantique. Ayant tout de même peu de temps pour m'attaquer au sujet, je me fais aider : - par Souleymane Bachir Diagne, le dernier traducteur de Boole, philosophe qui enseigne à l'université Northwestern de Chicago. - par Julia Kempe, spécialiste du calcul quantique, chercheuse au laboratoire d'Orsay et désormais à l'université de Tel-Aviv.