Design, Designers: élections présidentielles : qu’avons nous à dire aux candidats ?

Peux être que plutot de nous plaindre essayons d’exprimer ce que le design peut faire pour le bien commun, le vivre ensemble, la competitvité durable… rêvons et proposons des actions, des rôles, des solutions… a vos commentaires

1991 : Extrait de la lettre de Mission de Création de l’Ensci
«Dans le cadre de la politique d’aide à la création, une place de choix doit être faite à la création industrielle. Aux impérieuses raisons économiques qu’impose la compétition internationale pour un effort de renouvellement en matière de conception de produits de l’industrie, s’ajoutent des raisons tout aussi importantes et d’ordre strictement culturel : l’objet industriel, et d’une manière plus générale la totalité de l’environnement technique, sont aussi objets de culture.(…) C’est dans ces perspectives (…) que je vous demande d’étudier et de mettre en place une Ecole Supérieure de Création Industrielle, dont la mission sera de former des personnes de haut niveau, tant pour leurs compétences dans la maîtrise des techniques que pour leurs capacités créatives…. ».

Etonnement contemporain à l’heure ou tous les candidats parlent de Re-industrialisation. Faire c’est bien, produire c’est formidable, mais reste pos” la question de ce que l’on doit produire et de leur nature “désirable” et “adéquate”.

Laurent Lebot – Faltazi Très bonne question ! Faltazi a déjà formulé un programme et l’a mis en images. Design & politique >> design militant. www.lesekovores.com Travail de longue haleine et qui commence à porter ses fruits. Jean-Marc Ayrault nous suit.

Florence Meichel BIS RT @nodesign Il faut 1 veritable politique de design en Fr… 1 vision qui est aujourd’hui totalement absente des politiques publiques

@Aerox Le Design, un avantage pour les StarUP

“@interactif: @nodesign Il faut une veritable politique de design en France… une vision qui est aujourd’hui totalement absente des politiques publiques”

De pierre Alex

je veux que le prochain candidat crée le studio de design de l’union européenne. Au programme : grands projets prospectifs, conquête de l’espace, identités services et interfaces des institutions européennes, soutien aux industriels européens menacés. En gros un studio de design de service public.

De jean Louis Frechin

À la fin du XX siècle, les propositions qui nous sont faites sont basées sur des modèles de consommation de masse où la valeur n’est plus la richesse produite, mais se reporte sur les marques, la financiarisation, les techniques de commercialisation…
Nous vivons désormais dans un régime de crise permanente généralisée, mais surtout une crise profonde des « propositions ». La révolution numérique provoque la naissance d’une autre modernité, basée sur les technologies relationnelles et la complexité qui sculptera le XXIe siècle.
Dans ce contexte, les modèles politiques, sociaux, éducatifs, marchands changent à cause ou en conséquence de ces mutations. On peut alors identifier parmi ces enjeux quelques points structurants pour construire de nouvelles propositions.

La notion de progrès évolue et délaisse le seul critère technologique, au profit de propositions humanistes centrées sur les gens et le progrès social.

Les humains aspirent à être plus que des consommateurs et à ne pas être exclus des objets, des services ou des institutions qu’ils utilisent.

L’interdépendance entre institutions, entreprises, marques, et activités est visible, commentée et observée. La relation entre producteur et consommateur est changée à tout jamais par la mise en réseau et l’information des personnes…

Désormais, les hommes parlent aux objets et les objets nous parlent. Ces nouveaux objets relationnels changent notre rapport aux mondes et aux autres. Ils induisent de nouvelles esthétiques, de nouvelles formes et des «nouvelles matérialités».

À partir de ces émergences, et de bien d’autres, les relations entre les hommes et les offres qui leur sont faites sont bouleversées. En effet, il existe une aspiration à des nouveaux modèles où la recherche de valeurs éthiques et morales enrichit la seule valeur économique. On peut ainsi appeler de nos vœux la fin des produits et de services qui nous asservissent plutôt qu’ils nous servent. Le toujours plus n’en peut plus, les nouvelles propositions alternatives attendues doivent aller vers le meilleur.
Peut-être, alors faut-il réinscrire les entreprises et les organisations dans des finalités identifiables, sociales, territoriales, politiques, économiques dont la finalité est une «proposition intéressante» et dont la juste conséquence sera un gain économique et un progrès social.

Dans cette «société de proposition» que j’appelle de mes vœux, les valeurs artistiques, créatives, symbolique, et sensible vont être centrales et donner une profondeur distinctive aux projets et aux offres. Dans ce monde qui s’ouvre, les valeurs humanistes, philosophiques, artistiques, démocratiques, éducatives et emphatiques devront être les ingrédients principaux des propositions. Ces créateurs impliqués et sensibles seront alors comme le prédît Armand Hatchuel les vecteurs du progrès du XI siècle.

Notre pays revendique une culture créative. Mais, pour répondre à ses enjeux et face à ces défis, nous pensons qu’il est temps de considérer l’apport du design et des créateurs pour ce qu’ils apportent; une force de proposition impliquée et contextuelle, stratégiques  et créatrice de valeur(s).
C’est une responsabilité, un défi. Les créateurs doivent l’assumer et s’y préparer… c’est un enjeu d’économie politique.

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