Un mètre de distance

Objets de distanciation
Cet anti projet est une somme de questions sur ce a quoi nous tenons, ce qui nous caractérise et les questions des limites des barrières destiner à nous protéger. Notre vie quotidienne doit changer sans nous changer, nos gestes, notre bestialité, notre regard, notre visage, nos mains, nos doigts, notre identité. Ces barrières deviennent des armures qui prétendant nous protéger du virus, mais nous éloignent des autres. L’impertinence de la vie nous oblige à chercher moins des choses comme solution que de tracer des perspectives, de penser l’avenir et s’attacher à changer nos comportements pour rester vivant et humains.

Le projet s'insère dans le cadre de l'exposition numérique "Un mètre de distance" une initiative de vvorker, la maison d’édition d’objets design de Fabernovel 
Intervention
Objet, Design critique

Partner
Fabernovel
Lieu
Paris, France
Année
2020

"Distanciation sociale" ou "distanciation physique" ?

L’homme est un animal social, relationnel. Les échanges les regards, les caresses, les odeurs font partir son vocabulaire d’expression et de communication.
Comment rester humain et vivre avec ces contraintes sanitaires ? Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour vivre sans ce qui nous caractérise, nos mains, notre visage, nos sens, notre identité ?
Les Scénographies du projet « barrières » interrogent la nature de ces interactions sociales.

Les premiers objets touchent aux protections physiques, mais également à la barrière des mots. En effet il pose le distinguo à faire entre « distanciation sociale » et « distanciation physique ». La première touche à l’égalité la seconde à la protection sanitaire. Un masque, un casque nous protège comme individu mais nous éloigne des autres. Derrière un masque , on ne nous voit pas sourire !

Interactions digitales

La seconde proposition « interactions digitales » ouvre la question du toucher et de l’usage de nos mains, du travail de nos doigts que l’on doit protéger. Ce sont des doigtiers que l’on épluche au fur et à mesure comme une pelure d’oignon qui permettent de continuer à toucher à tout. Elle évoque également les promesses et le pouvoir des interactions virtuelles « digital » qui se sont substitués a la chair.

Interaction sans contact

La troisième proposition « interaction sans contact » pose la question des interactions avec les choses, les autres et notre propre corps. Ne plus toucher, ne plus se toucher, ne plus toucher à rien. Nos mains se rappellent a notre conscience. Le projet ouvre les champs des interactions sans contact.

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