{"id":1703,"date":"2008-10-03T20:05:40","date_gmt":"2008-10-03T20:05:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.nodesign.net\/blog\/admin\/wp\/?p=1703"},"modified":"2010-04-17T14:31:09","modified_gmt":"2010-04-17T14:31:09","slug":"des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-daffaire-internetactu-net","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-daffaire-internetactu-net\/","title":{"rendered":"Des outils pour hackers ou une v\u00e9ritable opportunit\u00e9 d&rsquo;affaire ? | InternetActu.net"},"content":{"rendered":"<p>Synthese de PicNic par Hubert Guillaud<br \/>\n<!--more--><br \/>\n<a href=\"http:\/\/www.internetactu.net\/2008\/10\/02\/l%u2019internet-des-objets-des-outils-pour-hackers-ou-une-veritable-opportunite-d'affaire\/\">L&rsquo;internet des objets : Des outils pour hackers ou une v\u00e9ritable opportunit\u00e9 d&rsquo;affaire ? | InternetActu.net<\/a><\/p>\n<p> En introduction de ce tr\u00e8s riche atelier sur l\u2019internet des objets \u00e0 Picnic, Oliver Christ, directeur de SAP Research en Suisse a d\u00e9taill\u00e9 pourquoi cet internet des objets est d\u00e9sormais possible. La miniaturisation des capteurs et des outils de communication, la chute de leurs co\u00fbts de production permettent d\u2019aller toujours plus avant dans l\u2019int\u00e9gration des objets : on est pass\u00e9 de l\u2019int\u00e9gration de puissance de calcul dans les ordinateurs aux mobiles, et demain, dans les objets du quotidien. Ensuite, le co\u00fbt de la collecte des donn\u00e9es \u00e0 chuter en s\u2019automatisant : on est pass\u00e9 des donn\u00e9es saisies \u00e0 la main, aux cartes \u00e0 puces et aux codes-barres qu\u2019il fallait manipuler, aux \u00e9tiquettes Rfid et aux syst\u00e8mes embarqu\u00e9s qui renseignent automatiquement les bases de donn\u00e9es, en passant sous un capteur. Pour Oliver Christ, l\u2019internet des objets, c\u2019est des communications de voiture \u00e0 voiture (on parle de communications car2car, voire car2X, pour \u00e9voquer les voitures qui communiquent avec tout leur environnement comme les t\u00e9l\u00e9phones mobiles des pi\u00e9tons ou la signal\u00e9tique), c\u2019est de la surveillance des conduites d\u2019eau, qui, via des capteurs, permet de rep\u00e9rer les fuites, d\u2019alerter les techniciens, et m\u00eame de d\u00e9livrer de l\u2019information sur les rues que l\u2019on ferme directement aux v\u00e9hicules en attente. Autre exemple, les syst\u00e8mes d\u2019assurances qui se branchent sur votre voiture pour vous faire payer une assurance proportionnellement aux kilom\u00e8tres que vous effectuez (\u201cPay as you Drive insurance\u201d). Et de terminer en nous montrant un magasin en Allemagne o\u00f9 tous les produits sont connect\u00e9s. Qui ne permet pas seulement de payer sans passer \u00e0 la caisse, mais qui permet aussi de reproduire le magasin et vos achats dans Second Life, comme si cette projection de soi \u00e9tait un aboutissement. Autant dire qu\u2019Oliver Christ nous a donn\u00e9 une vision un peu froide et industrielle de l\u2019internet des objets. Une vision tr\u00e8s descendante, des industriels vers les consommateurs. Les apports concrets de l\u2019internet des objets Si Joe Polastre, pr\u00e9sident de Sentilla Corporation, s\u2019int\u00e9resse \u00e0 l\u2019industrie, c\u2019est avec un peu plus de fra\u00eecheur, notamment sur les apports bien r\u00e9els que promettent l\u2019internet des objets. Le but de cette prochaine r\u00e9volution est de rendre visible l\u2019invisible, nous explique-t-il. Les capacit\u00e9s de calcul se miniaturisent et vont se r\u00e9pandre dans notre environnement : c\u2019est cela l\u2019internet des objets. Aujourd\u2019hui, nos voitures savent d\u00e9j\u00e0 nous envoyer un e-mail pour dresser le bilan de leur \u00e9tat (OnStar Vehicle Diagnostics de GMC). 570 millions d\u2019objets sont d\u00e9j\u00e0 accessibles via l\u2019internet\u2026 Mais ce n\u2019est qu\u2019une goutte d\u2019eau dans l\u2019oc\u00e9an des objets existants, qui ne repr\u00e9sente encore que 0,005 % de l\u2019ensemble des objets. Quel peut-\u00eatre l\u2019apport de l\u2019internet des objets \u00e0 notre bien-\u00eatre ? Joe Polastre veut \u00eatre concret en s\u2019int\u00e9ressant \u00e0 l\u2019\u00e9nergie. Aujourd\u2019hui, 18 % de l\u2019\u00e9nergie est consomm\u00e9e par les domiciles, 20 % par les commerces, 34 % par l\u2019industrie et 27 % par les transports rappelle-t-il. En quoi l\u2019internet des objets peut-il nous aider \u00e0 limiter notre consommation \u00e9nerg\u00e9tique ? On le sait, le prix de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 et de l\u2019essence s\u2019envole, tant et si bien que cela devient une pr\u00e9occupation pour tous &#8211; m\u00eame pour les Am\u00e9ricains ;-). Wal Mart est l\u2019une des soci\u00e9t\u00e9s mondiales qui consomme le plus d\u2019\u00e9lectricit\u00e9 : 0,5 % de toute l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 des Etats-Unis, nous apprend Joe Polastre. Pour savoir comment faire des \u00e9conomies, Wal Mart a r\u00e9alis\u00e9 un audit de ses d\u00e9penses. Ils ont ainsi constat\u00e9 qu\u2019en rempla\u00e7ant les ampoules de leurs stands de vente de lampe, ils pouvaient \u00e9conomiser 6 millions de dollars sur leur facture \u00e9nerg\u00e9tique. Wall Mart a fait peindre tous les toits de ses magasins en blanc pour r\u00e9fl\u00e9chir la chaleur et \u00e9conomiser 7400 dollars par b\u00e2timent et par an (ce qui pour 4141 magasins aux Etats-Unis repr\u00e9sente une \u00e9conomie de quelque 30 millions de dollars par an). Autre exemple : 30 % des co\u00fbts de production de l\u2019industrie de l\u2019aluminium sont des co\u00fbts \u00e9lectriques. En am\u00e9liorant les machines, en am\u00e9liorant le processus de fabrication de l\u2019aluminium, l\u2019industrie am\u00e9ricaine est arriv\u00e9e \u00e0 r\u00e9duire de 2 % sa consommation d\u2019\u00e9lectricit\u00e9, soit 200 millions de dollars d\u2019\u00e9conomie et une tonne de gaz carbonique rejet\u00e9 en moins. Le m\u00eame diagnostic peut \u00eatre r\u00e9p\u00e9t\u00e9 dans bien d\u2019autres industries\u2026 Dans nos domiciles, peut-on faire la m\u00eame chose ? Bien s\u00fbr, r\u00e9pond Joe Polastre en \u00e9voquant le kit que sa soci\u00e9t\u00e9 a mise au point. L\u2019objet de Sentilla est de construire des composants connect\u00e9s et bard\u00e9s de capteurs permettant d\u2019optimiser la gestion \u00e9nerg\u00e9tique et de les offrir aux d\u00e9tournements et \u00e0 l\u2019imagination des d\u00e9veloppeurs. Depuis un tableau de bord en ligne, on pilote sa consommation \u00e9lectrique, on lui donne des ordres (ne tourner que la nuit pour le lave-linge, etc.), on visualise le d\u00e9tail de sa facture \u00e9nerg\u00e9tique et on la surveille. Pour lui, l\u2019internet des objets va donner naissance \u00e0 la prochaine g\u00e9n\u00e9ration de services et nous permettra de mieux mesurer ce que nous faisons et son impact. Un internet des objets ouvert David Orban est venu, lui, pr\u00e9senter sa soci\u00e9t\u00e9, Wide Tag, qui propose de construire une infrastructure pour un internet des objets ouverts (voir sa pr\u00e9sentation). OpenSpime, leur projet phare (que nous avions d\u00e9j\u00e0 \u00e9voqu\u00e9) fait explicitement r\u00e9f\u00e9rence au concept de Spime introduit par Bruce Sterling. Pour lui, les Spime sont des \u201csocial hardware\u201d dont le but est de mettre le hardware \u00e0 la disposition de tous. OpenSpime a d\u00e9velopp\u00e9 une biblioth\u00e8que en open source avec des sp\u00e9cifications techniques et des protocoles pour cr\u00e9er des objets ouverts. Ainsi, CO2 Spime est un syst\u00e8me qui collecte le niveau de gaz carbonique. CO2 sensor, qui sera disponible en 2009, n\u2019est pas seulement un d\u00e9tecteur de gaz carbonique, mais aussi une fa\u00e7on d\u2019augmenter socialement votre t\u00e9l\u00e9phone. Ils travaillent enfin \u00e0 un \u201cSocial Energy Meter\u201d, une application pour iPhone qui permettra d\u2019agr\u00e9ger des donn\u00e9es issues de capteurs que l\u2019on installera \u00e0 son domicile pour mesurer sa consommation d\u2019\u00e9nergie. Tester toutes les interactions Matt Cottam est le pr\u00e9sident de Tellart, un studio et un laboratoire de recherche autour du design de l\u2019exp\u00e9rience humaine, qui s\u2019int\u00e9resse au \u201cbasculement\u201d de nos interfaces, qui souhaite mettre du tangible, de la r\u00e9action dans nos objets \u00e9lectroniques comme le font d\u00e9j\u00e0 nombre de nos objets quotidiens. Matt pr\u00e9sente plusieurs vid\u00e9os d\u2019ateliers r\u00e9alis\u00e9s par exemple avec l\u2019universit\u00e9 de design d\u2019Umea en Su\u00e8de ou avec l\u2019Acad\u00e9mie centrale des arts de P\u00e9kin\u2026 (les vid\u00e9os sont accessibles sur le site de Tellart, que je vous invite \u00e0 visiter en profondeur). Il explique l\u2019importance qu\u2019il y a \u00e0 \u201ccracker\u201d les objets pour leur donner des dimensions suppl\u00e9mentaires, pour comprendre comment ils fonctionnent, les d\u00e9tourner ou retrouver leur sens premier une fois augment\u00e9s d\u2019\u00e9lectronique. \u201cPlus transparents les objets deviennent, et plus int\u00e9ressants et capables d\u2019interactions ils sont.\u201d Il \u00e9voque longuement le travail de son \u00e9quipe sur un simulateur m\u00e9dical, qui a consist\u00e9 \u00e0 recr\u00e9er un mannequin pour d\u00e9velopper les interactions possibles. Il \u00e9voque encore son travail sur des interfaces tactiles plut\u00f4t amusantes comme des coussins qui permettent de donner des coups \u00e0 des avatars ou des plateaux qui mesurent votre consommation d\u2019eau en d\u00e9posant votre verre dessus et mettent en veille votre \u00e9cran si vous ne buvez pas assez, des chaussures pour commander un jeu, une \u00e9ponge souris\u2026 Ou encore le Horsepower Challenge qui a consist\u00e9 \u00e0 hacker un simple podom\u00e8tre pour cr\u00e9er un jeu inter-\u00e9cole consistant \u00e0 encourager les \u00e9l\u00e8ves \u00e0 avoir un style de vie plus sain pour leur sant\u00e9. Le site de Tellart grouille visiblement d\u2019id\u00e9es, superbement mises en sc\u00e8nes. N\u2019h\u00e9sitez pas \u00e0 vous y perdre. Ombres et manifestations des objets Mike Kuniavsky, chercheur en design d\u2019exp\u00e9rience, est lui aussi \u00e0 la t\u00eate d\u2019un studio de design, ThingM. Pour lui, quand les objets deviennent connect\u00e9s, leur nature fondamentale change : ils existent \u00e0 la fois dans le monde r\u00e9el et dans le monde des donn\u00e9es et ces deux qualit\u00e9s coupl\u00e9es modifient profond\u00e9ment leur conception. La capacit\u00e9 de calcul devient le mat\u00e9riel sur lequel nous devons travailler, parce qu\u2019il n\u2019est plus pr\u00e9cieux, mais au contraire, facile \u00e0 produire. On est capable de mettre des ordinateurs partout, m\u00eame dans un four\u2026 Reste \u00e0 concevoir les interfaces explique-t-il en racontant la difficult\u00e9 qu\u2019il a eue \u00e0 faire fonctionner un four connectable (interface web non accessible, multiples manipulations via son t\u00e9l\u00e9phone, etc.) Eh oui ! Les r\u00e8gles du jeu de nos objets sont encore bien souvent trop compliqu\u00e9es \u00e0 utiliser. Mais il n\u2019y a pas que les interfaces qui posent probl\u00e8me. Une autre difficult\u00e9 que l\u2019on rencontre avec l\u2019internet des objets est leur identification. Car les objets ont d\u00e9sormais deux existences : une existence physique et une existence virtuelle (qui implique par exemple des relations sociales propres). Or, quand je m\u2019adresse \u00e0 un objet, sais-je toujours auquel ? Est-ce que je m\u2019adresse \u00e0 cette bouteille ou a son ombre ? Est-ce que ce sont les m\u00eames ? \u201cOn est au d\u00e9but des mashups entre le monde physique et le monde \u201cvirtuel\u201d\u00a0\u00bb, explique encore Mike Kuniavsky. Reste \u00e0 savoir quels sc\u00e9narios construire autour de ces croisements d\u2019informations, quelles informations augment\u00e9es mettre dans l\u2019ombre de nos objets ? L\u2019id\u00e9e de l\u2019internet des objets est justement de cr\u00e9er des comportements qui prennent du sens, alors qu\u2019avant, ils n\u2019en avaient pas. Toute la difficult\u00e9 va \u00eatre de r\u00e9v\u00e9ler ces nouveaux comportements. ThingM produit plusieurs objets comme BlinkM, des leds intelligentes, capables de changer de couleurs ou d\u2019intensit\u00e9. Ils s\u2019en sont d\u2019ailleurs servis pour construire Winem. Winem est une installation qui permet d\u2019afficher de l\u2019information sur des vins. On sait que le vin est un objet \u00e9minemment social. Ici, l\u2019id\u00e9e a \u00e9t\u00e9 de cr\u00e9er un service qui unifie l\u2019information cach\u00e9e. L\u2019id\u00e9e est de proposer un magasin avec un casier \u00e0 bouteilles \u00e9lectroniques et lumineux. Depuis votre mobile, vous s\u00e9lectionnez les vins qui vous int\u00e9ressent. Par prix, par types, selon leurs qualit\u00e9s\u2026 Pour chaque bouteille, vous avez acc\u00e8s \u00e0 son stock, \u00e0 sa fiche signal\u00e9tique, etc. Le casier de d\u00e9gustation s\u2019allume alors pour vous montrer o\u00f9 se trouvent les bouteilles que vous avez s\u00e9lectionn\u00e9es (voir la vid\u00e9o). ThingM a une d\u00e9marche claire. Ils veulent explorer comment l\u2019internet des objets peut transformer notre rapport au commerce de d\u00e9tail. Ils ne devraient pas avoir de mal \u00e0 trouver des clients. Connecter un objet n\u2019est pas suffisant Cr\u00e9dit photo : (c)now u see it On ne pr\u00e9sente plus Rafi Halajian, le cofondateur de Violet et l\u2019inventeur du Nabaztag. Rafi Haladjian a accompli la pr\u00e9sentation la plus stimulante de cet atelier, certainement parce qu\u2019il portait une vision forte de ce que va devenir l\u2019internet des objets. Le probl\u00e8me explique-t-il, n\u2019est pas quand \u00e7a va arriver, mais comment nous allons y arriver. Que voulons-nous dire quand nous parlons de l\u2019internet des objets ? De quel internet parlons-nous ? Il y a deux internet des objets, distingue-t-il : celui qui parle d\u2019abord d\u2019infrastructure et celui que nous pouvons commencer d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent \u00e0 construire, car les technologies sont d\u00e9j\u00e0 l\u00e0. En lan\u00e7ant le Nabaztag en 2005, son but \u00e9tait de rendre l\u2019internet des objets massifs, intuitifs et accessibles en permettant d\u2019explorer de nouveaux modes d\u2019expression (les sons, les lumi\u00e8res\u2026) et de faire un objet suffisamment idiot pour que les gens puissent se l\u2019approprier, le transformer afin qu\u2019il ne soit jamais ennuyeux. Pour rendre l\u2019internet des objets accessible, il faut le rendre possible et abordable avec des syst\u00e8mes que les gens puissent acheter facilement. \u201cProposer des solutions amusantes et sociales est plus important que de produire des choses utiles\u201d, insiste-t-il. Bien s\u00fbr, le Nabaztag a voulu apporter une nouvelle image de la technologie : design, simplicit\u00e9, sociale et donnant de la puissance \u00e0 l\u2019utilisateur (sans le prendre pour un consommateur). Apr\u00e8s avoir connect\u00e9 les lapins, Violet veut connecter tout le reste. \u201cOn ne doit pas d\u00e9cider ce qui doit \u00eatre connect\u00e9 et ce qui ne doit pas l\u2019\u00eatre. Le but n\u2019est pas de cr\u00e9er des objets connect\u00e9s particuliers, mais de pouvoir connecter ceux qui existent d\u00e9j\u00e0. Nul objet n\u2019est une \u00eele.\u201d Mais connecter un objet n\u2019est pas suffisant. Les objets doivent aussi \u00eatre interconnect\u00e9s pour interagir et interop\u00e9rer entre eux. Les connexions ne doivent pas \u00eatre seulement locales, mais globales : trop de projets d\u2019infrastructure autour de l\u2019internet des objets font une coupure entre la maison ou le bureau et le monde ext\u00e9rieur. \u201cQuand je passe une cl\u00e9 devant le capteur de mon Nabaztag, je dois pouvoir le savoir \u00e0 l\u2019autre bout du monde.\u201d Rafi Haladjian dit une autre chose importante encore : \u201cIl y a un esperanto de l\u2019objet communiquant. Il ne faut pas oublier que chaque type d\u2019objet aura ses propres capacit\u00e9s d\u2019expression (son, texte, visuel, image, vid\u00e9o, kin\u00e9tiques\u2026). \u201cQue ce passe-t-il si mon objet d\u00e9clenche une vid\u00e9o et que je n\u2019ai pas d\u2019\u00e9cran pour la jouer ?\u201d Il faut pouvoir traduire les applications sans avoir \u00e0 tout r\u00e9\u00e9crire \u00e0 chaque fois (comme le fait la plateforme de Violet, d\u2019ailleurs). Tous nos objets ne sont pas des t\u00e9l\u00e9s : \u201cLes objets connect\u00e9s ne sont pas limit\u00e9s au push et pull mais ont des effets ping-pong.\u201d Nos objets ne peuvent pas \u00eatre seulement des signets tangibles pour commander des pages web quand on les approche d\u2019un lecteur de puces Rfid. \u201cIl faut faire appara\u00eetre les b\u00e9n\u00e9fices de la connexion.\u201d Rafi Haladjian donne une derni\u00e8re recommandation : les objets sont dans la vie et l\u2019espace des utilisateurs r\u00e9els. Ce qui implique qu\u2019\u201cil faut donner le pouvoir \u00e0 l\u2019utilisateur\u201d. Fort de son exp\u00e9rience r\u00e9ussie, assur\u00e9ment, Rafi Haladjian porte d\u00e9sormais une vision forte d\u2019un avenir possible pour l\u2019internet des objets. Et ce n\u2019est pas l\u2019avenir le plus inint\u00e9ressant qui nous a \u00e9t\u00e9 propos\u00e9 ce matin. Bien au contraire. Et encore Bien \u00e9videmment, dans cet atelier, il \u00e9tait possible d\u2019utiliser et de voir fonctionner plusieurs de ces p\u00e9riph\u00e9riques de l\u2019internet des objets : comme le Mir:ror que lance bient\u00f4t Violet ou le Tikitag, d\u00e8s \u00e0 pr\u00e9sent disponible. Durant toute la dur\u00e9e de Picnic, Mediamatic proposait d\u2019ailleurs de s\u2019amuser avec les puces Rfid, en proposant tout un lot de jeux sociaux par le biais d\u2019une puce qui \u00e9tait d\u00e9livr\u00e9e aux inscrits et connect\u00e9e au site social de l\u2019\u00e9v\u00e9nement. Une station de partage de boisson (en passant votre \u00e9tiquette devant un capteur avec une personne avec laquelle vous n\u2019\u00e9tiez pas en relation pr\u00e9c\u00e9demment, vous gagniez chacun une consommation), un double \u00e9l\u00e9vateur connect\u00e9 sur Google Fight qui vous permet de d\u00e9fier un autre participant (les puces lancent une requ\u00eate Google sur les noms des participants et les \u00e9l\u00e9vateurs montrent physiquement votre influence sur le r\u00e9seau), ou encore le canap\u00e9 masseur (quand on s\u2019assoit sur le canap\u00e9 avec une personne qu\u2019on ne connait pas, le canap\u00e9 vous masse le dos et les passants peuvent vous offrir des minutes de massage suppl\u00e9mentaire en passant leur badge sur le canap\u00e9)\u2026 L\u2019int\u00e9r\u00eat de Mediamatic r\u00e9side bien s\u00fbr non pas dans le fait d\u2019explorer de nouveaux usages des RFiD, mais d\u2019en imaginer des usages \u00e9minemment sociaux.<\/p>\n<p>\n  PS j&rsquo;ai eu la chance de discuter avec Mike Kuniavsky, apr\u00e8s Milan. Il est tr\u00e8s interessant. Un workShop etait organis\u00e9 A Rodhe Island Design School ce \u00e9t\u00e9. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Synthese de PicNic par Hubert Guillaud<\/p>\n","protected":false},"author":10,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[9,6],"tags":[51,94,42,273,43,29,97,77,30,113,57,72,31,45,54,110,47,60,40,33,34,55,25,64,84,79,63,35,36,37,44,86,27,38],"class_list":["post-1703","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-design-innovation","category-design-strategie","tag-51","tag-affiche","tag-avion","tag-mes-reperes-sur-internet","tag-conception","tag-design","tag-espace","tag-fabrication","tag-formation","tag-google","tag-gui","tag-idees","tag-information","tag-interface","tag-interfaces","tag-internet-des-objets","tag-iphone","tag-lab","tag-media","tag-objet","tag-objets","tag-outils","tag-photo","tag-ping","tag-pull","tag-qualite","tag-research","tag-service","tag-services","tag-tangible","tag-technique","tag-transport","tag-ui","tag-ux"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1703","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/users\/10"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=1703"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1703\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4773,"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/1703\/revisions\/4773"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=1703"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=1703"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.nodesign.net\/blog\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=1703"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}