Posted on décembre 10th, 2012 by Jean-Louis

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Le site Owni et Sabine Blanc avec  humour et un ton plus militant que journalistique interpelle Fleur Pellerin et s’interroge de ce qu’est ou n’est pas un FabLab©.

Une tentative de contribution pour aller au delà et chercher ce qui pourrait être important pour le pays.

Vous avez raison, Chere Owni  l’ENSCI n’est pas un FabLab©. Nous ne revendiquons que cela: “l’ENSCI, dans son organisation, ses missions, son histoire et ses projets est un atelier de pensée et de pratique qui s’inscrit, participe et contribue à l’histoire du design et à la dynamique des FabLabs.”

Faites-nous l’honneur de considérer que le débat d’idée et l’intérêt général nous intéresse en premier lieu. La pratique nous la maitrisons, les échanges nous les affirmons.

Je ne parlerai donc pas du Modèle FabLab©, mais de ce qu’on y fait.

Ce sujet dépasse l’idéologie et les philosophies de l’instant. “Donne un poisson à un mendiant il mangera une journée, apprends lui a pêcher, il mangera toute sa vie” disait Confucius qui n’a pourtant signé aucune charte de FabLab.
Faire des choses est vieux comme l’humanité; comprendre, vieux comme la science; pratiquer pour apprendre vieux comme “les petits débrouillards”; la volonté de récupérer les outils de production, vieux comme le “marxisme” et la débrouillardise aussi ancienne que la Gaule.

Les pratiques issues des Fablabs sont donc anciennes: rendons hommage à l’atelier de Pascal et sa Pascaline, aux sessions ouvertes de l’académie royale des sciences à Londres, aux labos de Cornell University (premiers FabLabs), aux écoles mutualistes, Montessori, Freinet et à l’atelier de Jean Prouvé.

J’ai échangé lors de conférences plusieurs fois avec Gershenfeld de sa vision et des croisements et spécificités culturels, ce qu’il admet en homme intelligent, ouvert et passionné. La science est son propos et ce qu’il a créé avec les FabLabs est inscrit dans sa théorie scientifique générale pour arriver à ce que des machines programmes la matière. Son labo n’est d’ailleurs pas ouvert, à l’instar de l’atelier de conception et de fabrication numérique de l’ENSCI. Cela limite t’il l’intérêt de leurs formes et de leurs fonctionnements ?

Avec Daniel Kaplan et la Fing et d’autres association comme ping, l’ensci, et d’autres nous avons initié le développement des Fablabs en France en observant le dynamisme américain, africain, mais également en nous appuyant sur l’histoire du Design, de l’industrie, de l’artisanat.
Ce sont ses causes qui ont conduit à la création de l’ENSCI-Les Ateliers, il y a trente ans pour les mêmes raisons que celles qui ont guidées Gershenfeld. Ce constat à donné un nom à cette école : les Ateliers. Affirmons une histoire de la fabrication et de l’intelligence de la main en France, puisque tel est le cas.

Ces ateliers de pratique transdisciplinaire sont un enjeu multiple social, territorial, éducatif et économique débattu depuis presque un siècle dans le Design. C’est important aujourd’hui au regard de la crise sociale qu’a traversée notre pays. Beaucoup de collectivité territoriale intègre ces nouveau espaces dans leurs projets urbains sur tous types de sujets; nautisme, data, textiles, santé et vieillissement, etc…
J’ai eu l’opportunité de visiter dans la plupart de ces nouveaux lieux en Europe, j’en ai initié certain. J’ai constater leur génie et leurs limites: le passage a l’échelle et le modèle économique.

Sur le fond, J’en proposerai trois idées sur les besoins éducatifs, productifs, créatifs, inventifs et économiques du Pays

Le « salon » comme nouvel atelier :Un lieu où naissent les idées
L’« Atelier » comme nouveau « salon »:Un lieu où naissent les projets
Un cabinet de curiosités ouvert et participatif: Un lieu où se fabrique la transdisciplinarité

Sur ce qu’on y fait, les enjeux sont importants et variés:

Fablab social (faire ensemble)
FabLab formation (comprendre)
FabLab production (invention de nouveaux objets)
Ces objectifs et enjeux peuvent être confondus, complémentaires ou organisés sur un domaine plutôt qu’un autre.

Ne faisons pas de ce sujet majeur et capital, une revendication partisane. Battissons des propositions adéquates et constructives répondant à des enjeux complexes et larges, sans idéologies destructrices. Nous ne serons pas de trop pour nous atteler à la tache. La paysage doit-être complet et diverses pour réussir.

De l’ouverture d’esprit et tous ensemble nous changerons les choses.
http://www.nodesign.net/blog/salons-ateliers-cabinets-de-curiosite-les-lieux-de-la-transdiciplinarite/

http://www.editions-descartes.fr/Titres-des-Editions-Descartes/Internet-peut-il-casser-des-briques/770.htm

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