D'un coté des créateurs..... et de l'autre des créateurs, tout le monde est créatif ici....
entendu.......Ah cette année rien ne se dégage, c'était mieux avant, on était entre nous.......;

Les producteurs, star intouchables d'une industrie qui se calque désormais sur la mode, ont beaucoup de choses à montrer, peu de choses sont produites... Le business, doit-on encore s'en étonner ?
Les "trendspotter" dont on ne voit pas le visage, cachés derrière des appareils photos, photocopilleurs. Milan existe par eux.
Des marques multinationales qui viennent affirmer une modernité à bon prix. Milan est financé par eux.
Les villes viennent montrer leurs atouts. Paris n'est pas là..
Les étudiants du monde entier à qui ont donne à voir une réalité qui n'en ai pas une. Milan les fait rêver.

Y courir, s'est accepter tout cela. C'est un honneur d'être exposé à la Triennale, mais après l'ivresse, il reste un drôle de goût quand même.
Le musée du Design à la Triennale est décevant. Une salle de cinema multiécran n'est pas une scénographie.
Il est désormais convenu lorsqu'on expose des objets industriels de ne pas faire un magasin, mais il est quand même aimable de voir les objets et de comprendre le sujet.
Le travail scientifique de Andréa Branzi est remarquable. Dans un catalogue magazine, qui reprend le design éditorial de l'expo, il nous raconte l'ame plus que l'histoire du design italien en 10 points. Les expérimentations, les hommes, les projets, les process, la culture qui a permis à tout cela d'exister.
On peut alors mesurer les dégâts produits par Memphis et Alchemia sur ce design d'invention, d'astuce, de technique et de poésie. La rupture post Modernisme italienne plus préoccupé d'image (on y revient) que de la bella machina et de "supersimplicita", a fait basculer le design Italien dans le spectacle. Il reste P. Navonne, A.Meda, et M De Lucchi heureusement.
A ce propos, le best of show est pour moi l'expo de bicyclette du célèbre marchand Rossignoli. Des bicyclettes improbables, des beaux vélos élégants et la passion de vieux Milanais, la larme à l'œil devant le velo de Gino Bartali. l'émotion et la vérité du design, enfin....
Les Milanais sont accueillants, souriants et tellement élégants. Prada est leur Adidas. Cela contraste avec l'austérité de la ville. On mange très bien bien à Milan. Deux adresses à Naviglio, le long d'un étrange et vieux canal. Le vigne qui est tenue par une patronne sortie d'un film de Fellini, est traditionnelle et délicieux. le second, Al ponte de ferr est également exceptionnel. On est accueilli par un sourire et dans un français délicieux alors que le restaurant est bondé, on a plus l'habitude chez nous. On y mange merveilleusement bien, avec des plats assez contemporains et typiques.

PS: nous avons rencontrer des gens sympas, curieux, interressés de tous les pays, mais aucun africains. Il reste un drôle de goût quand même. l'année prochaine peux-être ?.