Une réaction à l’excellent article d’Hubert Guillaud Besoins d’hybride.
L’hybridation est un terme scientifique et technique qui définit l’origine technologique du regard .
Metisser le réel et le virtuel pour quoi faire ????
Le mot « métissage » me semble plus humain, centré sur les personnes, les cultures et les pratiques. Mettre des capteurs partout pour voir ce que cela peut produire ? Enthousiasme des nouveaux nouveaux possibles. C’est reproduire l’approche « faisons le puisqu’on peut le faire » qui préside depuis toujours dans le champs des technos. Travailler de « nouvelles matérialités » pour voir ce que l’on ne voit pas est semble le véritable enjeu de metissage entre le numérique et le réel. Cela passe par des représentation ou des hyper représentations construitent sur des langages réels, des signes identitaires, de l’imaginaire et du symbolique. Il n’est pas question de créer de nouvelle forme, que des configurations ou des dispositions nouvelles. S’immiscer dans ce que l’on connait et qui porte une légitimité et la muter. A ce titre un objet n’est-il pas la plus belle et la meilleure des interface et des representations cognitives? Mais cela doit être pondérer et appuyer sur une culture et la réalité du quotidien.
Un bambou ne donne pas l’heure, ni de constitue un élément d’infrastructure de réseau dans le réel.
Une montre donne l’heure, lui faire communiquer un état de pollution ou son rythme cardiaque n’est qu’un possible induit par la technologie, non par des usages ou des pratiques avérées que l’on décréterait
Nous ne sommes pas loin du piano transformé en bar ou des Faux palmier relais téléphonique kitch de la cote d’Estoril au Portugal.
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Tous ces jeux de labos qui n’en sont pas et que je vois comme des tentatives maladroites d’intégration de la dimension humaine et sensible dans le projets techniques. Il n’y a ici pas de milieux techniques associés comme le dit Simondon, c’est à dire de boucle réflexive : contexte – techno -humain- usage. L’article rentre en résonance étrange avec le billet précèdent Les apprentis sorciers de l’informatique ambiante Cette dualité de propos démontre comment une idée « pionniere » et sympatique peut être victime d’une prédation technologique « juste pour voir » ou par « hyper rationnalité » et déterminisme des écosystèmes de recherche.
La naïveté des poètes de l’ambiant intelligent peut faire sourire (j’en fais partie) et l’approche utilitaire rationnelle du projet EADS peut faire peur et est classique. Ils sont en total opposition, il me semble que c’est l’espace entre ses deux positions qui est un des enjeux du métissage. entre les bambous décors, spectacles de la poésie officiel d’artiste technophile et l’utiliarisme securitaire et « infobesitationnelle » des hard techno provider, comment investir cet entre deux ?
Regarder hors du numérique, dans le vieux systeme des objets et de la vie me parait essentiel. Si les concepteurs de second life connaissait les impressionistes quelle représentation nous aurait-ils proposé? Si les acteurs des TIC numériques avait conscience que nous assistons à la répétition du questionnements des modernes à l’époque du Bauhaus ou des échanges entre Voltaire et Rousseau Si les concepteurs des dispostifs nmériques etait autres chose que des ingenieurs ou des marketeurs ? Si le numérique se souvenait de l’utopie du « Confort Moderne » Si le numérique avait la culture de l’analogique ? Si la raison avait la culture de l’emotion ? Si la technique avait la culture des usages Si la realité augmenté etait une virtualité diminuée Si les pratiques remplaçait les moyens Si la notion d’utilit eté balancé au regard de la notion des besoin avérées en numérique Si la tele surveillance devenait présence Si…….
Le métissage c’est le melange impur de culture, de personnes, de profil et de société différentes – dans notre cas celle du numérique avec la vie, des designers, des ingénieurs, des gens, le quotidiens, les objets, etc….;
Une tentative de réconciliation du cœur et la raison, de la nature et la culture, Rousseau et Voltaire sont encore parmis nous…
Besoins d’hybride
Les apprentis sorciers de l’informatique ambiante








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