Aimons-nous d’abord pour que vive le numérique que nous pourrons aimer

La démission de Marie Ekeland, présidente du au Conseil Nationnal du Numérique est regrettable… Nous avons tous comme un sentiment de gâchis !

Pour le débat , je ne sais pas, mais surtout pour le numérique…

Le numérique faut-il le rappeler n’est pas un secteur industriel, ni un pan de l’activité économique. Il est le nom que nous donnons à ce changement des moteurs de nos vies, de notre être ensemble, des échanges et de nos économies. Les utopies humanistes du début ont laissé la place à des combats économiques, à des détournements de pratiques, à des prédations et des risques nouveaux, et à un appauvrissement incarné dans cette dénomitation « Digital ». Pourtant, le numérique porte en son sein les solutions et les risques pour bâtir demain.

Ce conseil est dans son histoire et ses missions un salon éclairé, cher à l’histoire de notre pays, qui révèle une pensée pour conseiller, accompagner et permettre le numérique dont nous rêvons, utile au pays, à tous ses citoyens, à sa culture et à son économie dans la concorde et le débat.

À cet égard, si l’ouverture est importante, l’est-elle moins que la culture ? … Les enjeux du numérique et les mutations de demain doivent être pensés dans notre langue, la philosophie pourra nous y aider. Mais également, s’ouvrir à l’art et ses questions, mais aussi à la création impliquée comme manière nouvelle de traiter des enjeux complexes, des situations, des défis, des objets techniques, et sociaux… Alors notre raison critique pourrait aborder la complexité de demain ….

Moins que des figures ce sont des intelligences, moins rationnelles que visionnaires, moins extremes que concernées dont il est nécessaire de se munir mais aussi de desseins porteurs de progrès pour tous. Pour cela nous avons besoin de projets structurants bâtisseurs de symbole et d’adhésion, plutôt que de correction. Ce sont les symboles qui confèrent au meilleur équipage ses couleurs de conquêtes, pour le meilleur et pour le pire.

Mais, en 2017 c’est surtout d’amour et de respect de nous même que nous avons besoin, plus que de se tirer une balle dans le pied.

Cette affaire nous a conduits à la perte d’une équipe désirable, dont la majorité des membres sont des hérauts du numérique français et bien au dela. C’est regrettable pour ce que nous avons à faire. Souhaitons le retour au calme, aimons-nous d’abord pour que vive le numérique que nous pourrons aimer.

Jean louis Frechin

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