janvier 25, 2012

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La nouvelle carte navigo est belle et simple. Elle ne reflète pas le graphisme de « com » utilitaire classique chez les politiques français…

Enfin, nous faisons « identité » des objets publiques de notre quotidien….

Cette nouvelle carte navigo ,  me rappelle la très belle carte Pasmo du système de transport de Tokyo. J’aime sa simplicité et son détrompeur pour non voyant très élégant (la petite encoche)…

Pasmo card - Japan

 Pasmo mon navigo   Starck

janvier 2, 2012

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Intervention de Milad Doueihi au Cigref. Je vous propose de découvrir cette analyse intéressante de cet historien des religions canadien

Invité du CIGREF en tant que Grand Témoin, Milad Doueihi interpelle les acteurs de l’Entreprise Numérique ! Ses questions permettent de planter le nouveau décor qui s’impose aux dirigeants d’entreprises aujourd’hui, comme à la société en général. En effet, si le numérique est à la fois une science et une culture qui introduit de nouvelles valeurs, de nouveaux critères sur nos héritages culturels, l’entreprise peut-elle garder ses modèles d’affaires, ses options de création de valeur hérités de la culture précédente ?

Milad Doueihi, auteur de « Pour un humanisme numérique », philologue et historien, titulaire de la Chaire des Cultures Numériques à l’Université de Laval au Québec.

Merci au CIGREF de me donner l’occasion de partager avec vous quelques réflexions sur le monde numérique. J’aimerais aborder cette première question : pourquoi le numérique est-il une culture ?

Synthèse vidéo :

Pour aller plus loin…

Il faut déjà penser à cette évolution de notre vocabulaire, pas seulement en français, mais également en anglais, au passage qui s’est fait de manière assez transparente entre l’informatique et le numérique. En anglais, on est passé de « computing » vers le « digital ». En français de l’informatique, qui est toujours là, vers le numérique. Or, dans cette évolution sémantique, il y a un rapport avec la technicité qui est fondamentale, essentielle dans la dimension sociale et culturelle de ce qu’est la culture aujourd’hui et surtout la culture numérique.

On doit aussi se rappeler que l’informatique est une science assez particulière. Elle a commencé comme une branche des mathématiques et elle a eu le pouvoir de s’autonomiser assez rapidement, de créer son propre registre. Une fois qu’elle s’est établie comme science avec tous ses droits, elle est devenue aussi une industrie. Il n’y a que la chimie qui soit en ce sens assez proche de l’informatique. Les grandes sciences ne sont pas des industries. L’informatique et la chimie sont les seules à être de très grandes industries. Mais l’informatique n’est pas seulement une industrie, elle est aussi une culture. En effet, elle est devenue, par sa nature-même, accessible à tous. Elle n’a pas seulement modifié notre quotidien. Sa matière première est disponible. Le code exige une forme de compétences, mais il reste accessible, aux jeunes comme à toute personne qui est intéressée.

Le numérique passe de l’esprit de géométrie à l’esprit de finesse…

Cette première dimension du passage de l’informatique vers le numérique peut aussi être présentée en reprenant la pensée de Blaise Pascal qui a théorisé sur le fait qu’il existe deux esprits : un esprit de géométrie et un esprit de finesse. Selon Pascal, l’esprit de géométrie est la maitrise de la technicité, des règles. Mais une fois que cela passe vers la population, vers le peuple comme l’on disait au 17ème siècle, cela devient l’esprit de finesse. Il me semble que dans cette mutation entre l’informatique et le numérique, on vit quelque chose de semblable à ce que Pascal décrit de ce passage à l’esprit de finesse au-delà de l’esprit de géométrie. C’est très important, parce que cela nous permet de dire pourquoi et comment le numérique est une culture.

Evidemment, on ne va pas entrer dans les débats byzantins quant à une définition de la culture. Je vais reprendre une très belle phrase de Nietzsche qui dit que « la culture est ce qui modifie notre regard sur les objets, sur notre actualité, sur notre héritage ». Lorsque l’on réfléchit et que l’on considère de près ce que fait le numérique aujourd’hui, il fait précisément cela : il modifie notre regard sur le patrimoine. On est en train de numériser notre héritage imprimé, notre culture, les musées, les grandes institutions culturelles. En même temps, il produit de nouveaux objets qui n’existaient pas et, dans cette hybridation entre les deux, il y a émergence d’un nouveau regard. Emergent surtout de nouvelles perspectives sur ce que sont à la fois la personne, l’individu et la collectivité. C’est en ce sens-là que l’on peut penser que le numérique est une culture. C’est cette première dimension qui donne au numérique cet énorme poids culturel.

De l’algorithme à la sociabilité…

Deuxième dimension, le numérique a réussi quelque chose d’assez étonnant, vous le savez mieux que moi en tant que spécialistes, l’informatique est un monde fondé sur des bases scientifiques, des algorithmes. Mais néanmoins, avec ce monde qui est voué à des formes de régularité, il est devenu un lieu de sociabilité remarquable. Cette tension qui existe entre des formes normatives inscrites et où l’on trouve le rôle déterminant de ce que l’on peut appeler les « usages effectifs », est la propre dimension culturelle du numérique. Il suffit de regarder les plateformes actuelles pour voir que l’on ne peut pas imposer aux utilisateurs certaines formes d’usages. Ce sont les pratiques qui modifient les plateformes. C’est cette dynamique entre des plateformes façonnées par des idées reçues par cet imaginaire de la technique, qui permet en même temps aux utilisateurs de les modifier.

Une nouvelle dimension culturelle locale

Nous sommes devant l’émergence de nouveaux critères. Des critères à la fois culturels, politiques, sociaux et économiques. On peut parler de nouvelles valeurs qui émergent avec les pratiques et les usages du numérique. Au-delà des critères se trouvent des repères qui n’existaient pas précédemment, sauf d’une manière plutôt théorique, et qui sont désormais actualisés. Un exemple, la géolocalisation permet de nouveaux usages de proximité. Elle a créé de nouvelles valeurs à la fois économiques et sociales alors même qu’elle existait bien avant. Mais avec son déploiement à grande échelle dans les techniques, et surtout avec la convergence entre le cellulaire et le réseau classique, on voit l’émergence de nouvelles valeurs. Au-delà on trouve aussi, et c’est l’une des contradictions de la culture numérique actuelle, pas un conflit mais une tension entre la dimension globale (ce qui est quelque chose d’occidental ancré dans un usage de l’anglais associé au code et aux langues de programmation), mais qui reçoit actuellement une tendance qui va s’accélérer, un usage très local. Par exemple, lorsque vous voyagez avec le « dieu caché » qu’est Google, chaque fois que vous débarquez dans un pays, il insiste pour vous donner ses résultats de recherches dans la langue de la région où vous trouvez. Il faut essayer de le convaincre pour qu’il vous les donne dans une autre langue ! Pourquoi, parce que Google a créé des critères de pertinence associés à la fois à la proximité et à la géolocalisation. Les résultats de recherche, avec ce que cela implique, sont articulés en fonction de ce positionnement. Il y a 4 ans, cela n’existait pas.

On a souvent dit qu’il y a une forme d’homogénéité dans cette culture numérique, mais je crois que l’on voit le retour des cultures locales. C’est un avantage car cela va permettre une forme de coexistence, de cohabitation, même s’il faut négocier, entre des spécificités à la fois territoriales, linguistiques, politiques, sociales, et une forme de continuité qui est intégrée à travers la structure de la ou les plateformes.

De l’index au visage…

On assiste à une mutation culturelle très importante aujourd’hui avec les réseaux sociaux, ce que l’on appelle parfois un peu rapidement la « sociabilité numérique ». On est en train de voir une transformation de ce que j’appelle le passage de la culture de l’index vers la culture du visage. La culture de l’index, nous la connaissons tous, c’est la liste, c’est tabulaire. C’est très simple, un critère de pertinence établi avec l’ordre qui nous est donné. La culture du visage, ce n’est pas « Facebook » malgré son nom !… Je fais référence à un très beau texte écrit par un anthropologue, ethnologue du 20ème siècle qui s’intitule « la valeur esthétique du visage ». Ce qu’il observe, c’est que pour comprendre une culture différente, il faut regarder le visage dans une forme de rencontre arbitraire. Il prend l’exemple très classique d’un Allemand qui rencontre un Japonais. Il y a échange de regard entre les deux et c’est dans ce croisement des regards que se fait la formation d’une idée qui exprime la différence et l’altérité culturelle.

Aujourd’hui, avec la sociabilité, avec le rôle de l’image, de la personnalisation des plateformes qui exploitent la présence de l’image dans toute sa mesure, on est en train de surmonter certaines difficultés présentées par l’index. Comment va-t-on négocier cette mutation ? Dans quel sens va-t-elle donner lieu à de nouvelles pratiques, à de nouvelles valeurs ? Cela reste à observer.

Une mutation identitaire

Une dernière dimension culturelle, pour moi tout à fait essentielle, c’est la manière dont la culture numérique a réussi à transformer notre identité et la personne elle-même. Nous avons tous des pseudos différents, des comptes différents consacrés au travail, à la famille, aux amis… Mais le numérique modifie de manière assez radicale l’identité. Car l’identité numérique est polyphonique dans le sens où elle est multiple et qu’il est difficile de la rassembler. Ce qu’il est important de retenir, c’est que l’identité numérique est constituée comme une archive. Pourquoi ? Du point de vue du système informatique, l’identité n’est que l’assemblage, l’historique de la présence sur le réseau. C’est cet agrégat qui constitue la personnalité. Vous l’avez sans doute remarqué, par exemple si vous commandez un livre sur une plateforme en ligne, comme j’en ai fait l’expérience : j’ai voulu offrir un livre sur les jardins du désert à une personne qui allait s’installer dans le désert. Pendant des mois j’ai eu droit à des offres de livres de jardinage du désert parce que l’algorithme a décidé que c’était ce qui m’intéressait ! Il faut le convaincre de se déplacer. On peut retenir la notion de traçabilité extrême de l’identité numérique. Avec la traçabilité, il y a des problèmes, mais aussi les promesses sur le plan privé ou celui de la sécurité. Il y a aussi une notion qui n’existait pas avant, c’est la mesurabilité de l’identité.

L’identité était quelque chose de qualitatif, elle est devenue mesurable. On voit là quelque chose de déterminant. En France et en Europe, depuis le 18ème siècle, l’Etat a introduit la mesure dans toutes ses fonctions, mais aujourd’hui on est en train de construire des mesures qui touchent à l’identité de façon presque intime. C’est ce qui modifie d’une manière étonnante l‘espace de nos présences dans le monde numérique. C’est dans ces transformations de l’identité et ses constructions que l’on trouve, à travers la mesure et la traçabilité, la manière dont le numérique est une véritable culture inédite.

Est-ce que l’élève dépasse le maître ?

Le numérique est à mon avis très trompeur. Il a commencé en voulant imiter, copier les choses très familières et très connues. Il suffit de se rappeler les premières pages web, qui s’appellent toujours « pages », parce qu’il y a quelque chose auquel on tient beaucoup (surtout en France) qui s’appelle le livre…

Aujourd’hui, le numérique est en train de s’autonomiser, de se libérer de cet héritage qui nous est familier. Il est en train d’imposer, ce qui est très intéressant car les questions de responsabilité deviennent centrales, d’imposer ses propres registres et repères. C’est la véritable dimension de civilisation et de culture qu’est le numérique.

Milad Doueihi, notre invité ce soir, nous accompagne depuis deux ans dans nos réflexions sur ce que sera demain le monde numérique et ce que peut être l’entreprise dans ce monde-là. Milad Doueihi est quelqu’un d’étonnant par de multiples aspects. Il est un historien des religions dans l’Occident moderne. Il est le titulaire de la Chaire des Cultures Numériques à l’Université de Laval au Québec, chaire qui vient d’être créée récemment et que le CIGREF soutient. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages dont les derniers très marquants sur les évolutions de la société et des civilisations dans ce monde numérique. Notamment celui qui a marqué d’une pierre blanche l’histoire du CIGREF : « la grande conversion numérique », parce qu’il nous a beaucoup inspirés. Il sort actuellement son nouveau livre « Pour un humanisme numérique » qui oriente notre réflexion ce soir.

novembre 28, 2011

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Peux être que plutot de nous plaindre essayons d’exprimer ce que le design peut faire pour le bien commun, le vivre ensemble, la competitvité durable… rêvons et proposons des actions, des rôles, des solutions… a vos commentaires

1991 : Extrait de la lettre de Mission de Création de l’Ensci
«Dans le cadre de la politique d’aide à la création, une place de choix doit être faite à la création industrielle. Aux impérieuses raisons économiques qu’impose la compétition internationale pour un effort de renouvellement en matière de conception de produits de l’industrie, s’ajoutent des raisons tout aussi importantes et d’ordre strictement culturel : l’objet industriel, et d’une manière plus générale la totalité de l’environnement technique, sont aussi objets de culture.(…) C’est dans ces perspectives (…) que je vous demande d’étudier et de mettre en place une Ecole Supérieure de Création Industrielle, dont la mission sera de former des personnes de haut niveau, tant pour leurs compétences dans la maîtrise des techniques que pour leurs capacités créatives…. ».

Etonnement contemporain à l’heure ou tous les candidats parlent de Re-industrialisation. Faire c’est bien, produire c’est formidable, mais reste pos » la question de ce que l’on doit produire et de leur nature « désirable » et « adéquate ».

Laurent Lebot – Faltazi Très bonne question ! Faltazi a déjà formulé un programme et l’a mis en images. Design & politique >> design militant. www.lesekovores.com Travail de longue haleine et qui commence à porter ses fruits. Jean-Marc Ayrault nous suit.

Florence Meichel BIS RT @nodesign Il faut 1 veritable politique de design en Fr… 1 vision qui est aujourd’hui totalement absente des politiques publiques

@Aerox Le Design, un avantage pour les StarUP

“@interactif: @nodesign Il faut une veritable politique de design en France… une vision qui est aujourd’hui totalement absente des politiques publiques”

De pierre Alex

je veux que le prochain candidat crée le studio de design de l’union européenne. Au programme : grands projets prospectifs, conquête de l’espace, identités services et interfaces des institutions européennes, soutien aux industriels européens menacés. En gros un studio de design de service public.

De jean Louis Frechin

À la fin du XX siècle, les propositions qui nous sont faites sont basées sur des modèles de consommation de masse où la valeur n’est plus la richesse produite, mais se reporte sur les marques, la financiarisation, les techniques de commercialisation…
Nous vivons désormais dans un régime de crise permanente généralisée, mais surtout une crise profonde des « propositions ». La révolution numérique provoque la naissance d’une autre modernité, basée sur les technologies relationnelles et la complexité qui sculptera le XXIe siècle.
Dans ce contexte, les modèles politiques, sociaux, éducatifs, marchands changent à cause ou en conséquence de ces mutations. On peut alors identifier parmi ces enjeux quelques points structurants pour construire de nouvelles propositions.

La notion de progrès évolue et délaisse le seul critère technologique, au profit de propositions humanistes centrées sur les gens et le progrès social.

Les humains aspirent à être plus que des consommateurs et à ne pas être exclus des objets, des services ou des institutions qu’ils utilisent.

L’interdépendance entre institutions, entreprises, marques, et activités est visible, commentée et observée. La relation entre producteur et consommateur est changée à tout jamais par la mise en réseau et l’information des personnes…

Désormais, les hommes parlent aux objets et les objets nous parlent. Ces nouveaux objets relationnels changent notre rapport aux mondes et aux autres. Ils induisent de nouvelles esthétiques, de nouvelles formes et des «nouvelles matérialités».

À partir de ces émergences, et de bien d’autres, les relations entre les hommes et les offres qui leur sont faites sont bouleversées. En effet, il existe une aspiration à des nouveaux modèles où la recherche de valeurs éthiques et morales enrichit la seule valeur économique. On peut ainsi appeler de nos vœux la fin des produits et de services qui nous asservissent plutôt qu’ils nous servent. Le toujours plus n’en peut plus, les nouvelles propositions alternatives attendues doivent aller vers le meilleur.
Peut-être, alors faut-il réinscrire les entreprises et les organisations dans des finalités identifiables, sociales, territoriales, politiques, économiques dont la finalité est une «proposition intéressante» et dont la juste conséquence sera un gain économique et un progrès social.

Dans cette «société de proposition» que j’appelle de mes vœux, les valeurs artistiques, créatives, symbolique, et sensible vont être centrales et donner une profondeur distinctive aux projets et aux offres. Dans ce monde qui s’ouvre, les valeurs humanistes, philosophiques, artistiques, démocratiques, éducatives et emphatiques devront être les ingrédients principaux des propositions. Ces créateurs impliqués et sensibles seront alors comme le prédît Armand Hatchuel les vecteurs du progrès du XI siècle.

Notre pays revendique une culture créative. Mais, pour répondre à ses enjeux et face à ces défis, nous pensons qu’il est temps de considérer l’apport du design et des créateurs pour ce qu’ils apportent; une force de proposition impliquée et contextuelle, stratégiques  et créatrice de valeur(s).
C’est une responsabilité, un défi. Les créateurs doivent l’assumer et s’y préparer… c’est un enjeu d’économie politique.

novembre 6, 2011

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Le designer Espagnol Genis Carreras nous donne une belle leçon de philosophie.

Genis Carreras explique d’ailleurs que son objectif est d’utiliser la force du Design « pour aborder visuellement la philosophie, afin de la rendre plus accessible et attirante».

perfil2 Design et Philosophie
philo1 Design et Philosophie
philo16 Design et Philosophie
philo4 Design et Philosophie
philo5 Design et Philosophie
philo9 Design et Philosophie
philo14 Design et Philosophie

octobre 24, 2011

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Nous avons le privilége d’être exposé par Designer interactif et la fracture Numerique à Tapei (Taiwan) À l’occasion de Taipei World Design Expo et du congrès de l’IDA. Merci à eux.

octobre 22, 2011

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Les principes de l’éducation et des pédagogies actives ont construit et inspirés ma pratique du Design et de l’interaction, il y a maintenant plus de 15 ans lors de la réalisation de mon premier CD-ROM autour des évangiles et de l’histoire de l’art.

Il est en effet admis que l’on retient 10% de ce qu’on lit, 20% de ce qu’on entend , 30% de ce qu’on voit, 50% de ce qu’on voit et entend , 75% de ce qu’on dit (ou écrit) , 90% de ce qu’on fait. Quand il y a mémorisation, on produit une émotion (réminiscence affective).

Cette émotion liée à la mémoire m’a toujours fasciné. Comment produira-t-on alors les émotions liées au Futur ?

À partir de ses observations, j’ai considéré que les techniques d’interaction étaient adaptées au développement des situations de mises en place du « faire », du « faire faire » et du « Faire faire pour faire comprendre ». Elle ont guidé les expositions, scénographies, produits, services ou dispositif éditoriaux auxquels j’ai participé

Ces approches pédagogiques je les ai subies à l’ENSCI et je les applique depuis toujours.
Au dela de l’École, elles ont un intérêt pour l’entreprise et la façon de conduire l’innovation et la conception de produit.

On comprend à partir de ces concepts la la puissance pédagogiques, mais aussi pour l’imaginaire des expérimentations, expériences, simulations, démonstrateurs, prototype issu de la culture du Projet ou des FabLabs.
On mesure comment notre éducation et notre recherche académique en sont éloignées. Y a t’il un rapport entre ce déficit de pratique expérimentale avec notre difficulté à innover en France ? (Transformer la recherche en situations, produits,services aux services des personnes).

On mesure également l’intérêt d’intégrer ses principes aux écoles d’ingénieurs pour qu’elles reprennent les chemins des propositions et d’un progrès humanistes. On mesure l’impasse dans lequel on place les formations techniques ou d’apprentissage alors qu’elles sont bien armées dans une pratique qui pourrait les mener elles aussi vers le supérieur.

Ces principes actifs illustrent aussi les désirs naturels des hommes d’émancipation qui est illustrée par les productions des Hackers, les SelfManufacturers et autres praticiens amateurs ou professionnels et qui produisent ainsi de la connaissance active.

Ces principes de « fabrications de questions » menant aux désirs de savoir et de connaissance sont nécessaires aujourd’hui pour nous préparer à demain.
Comment va t’on faire et enseigner les nouvelles formes éditoriales, les visualisations dynamiques de données, les nouveaux musées, les nouveaux objets, et les défis de la réparation de nos erreurs. Certainement pas avec la même éducation.
Ainsi, les principes des pédagogiques actives et pratiques que l’on retrouve dans le projet de design, et dans les FabLAbs, sont un enjeu.
Les dérives narratives de la publicité, de la communication, du design de Service, le Storytelling, la spéculation théorique sans mise en pratique nous éloignent de la nécessité de faire que les hommes soient acteurs de ce qu’ils apprennent, de ce qu’il utilisent, de ce qu’il achètent, de ce qu’ils sont.

La mise en place de ses modes d’apprentissages et de partage actif sont une condition de la transdisciplinarité nécessaire a la démarche de synthèse créative qui permettra à nos idées, nos produits et nos actions et propositions d’être attractives, adéquates, partagées, sociales et innovantes.

Pour continuer
http://www.missionfourgous-tice.fr/pratiques-innovantes-a-l-ecole pratiques innovantes a l’école Via Michèle Drechsler sur Twitter.
Internet est un jeu d’enfant. Nicolas Colin sur le Blog d’Henri Verdier
Les petits débrouillards Association populaire scientifique à la pointe des démarches actives d’expérimentation
Mais également John dewey et Celestin Freinet.

septembre 26, 2011

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le multi-écran, c’est le changement d’un contexte ou la fragmentation ouverte par les réseaux et Internet. Un extrait de l’exposition Multi écran conçu par Designer Interactif.

août 31, 2011

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Mediating Mediums – The Digital 3d from Greg Tran on Vimeo.

L’outil et la technologie au service d’une poétique de l’espace. Ce projet est issus d’un diplôme de la Harvard Design School.

Mediating Mediums – The Digital 3d
{Thesis Prize Winner – Harvard Graduate School of Design 2011}

Greg Tran
architecture | animation | music
contact | gregmtran@gmail.com

juillet 13, 2011

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5963956156 9996390d40 b MoMA   Talk to Me (MàJ)
5963398577 9999d89d0f b MoMA   Talk to Me (MàJ)

La communauté numérique et du Design se retrouve à Talk to Me, au Moma.

Après Design et Elastic Mind, Palola Antonelli nous propose ici une vision internationale du design à l’ère du numérique et de la communication?

Wablog #ttmwablog et MO-Interlude #ttminterlude y sont exposés.
Uros, Frederic et moi nous sommes allés.

Article du NewYork Time

Un musée comme un département de R&D

5933913153 26d8a16a92 b MoMA   Talk to Me (MàJ)