Les têtes jouent du piano, les mandalas
carillonnent des sons du gamelan hindoujavanaises, les pixels chantent... La matière sonore «augmentée» de nouvelles technos innove au point qu'elle trouble notre
vocabulaire, comme le montrent ces trois
interfaces musicales, différentes formellement
et pourtant toutes exemplaires d'un mot à
inventer, entre jouet musical, objet sonore,
cinétique sonore, graphisme jouable...
Design médiateur. La première, Jaidanslatête
(Design Club), explore sans prétention les
capacités pédago-ludiques d'un design musical à base de billes, carrés et bâtonnets à manipuler à l'intérieur de têtes stylisées, partant «de l'instrument par excellence, le piano», explique Jean-Louis Fréchin, un des auteurs. Avec ses dessins épurés aux couleurs chaudes, son interactivité limitée au son du piano, cette réflexion autour du «design comme médiateur et constructeur de processus d'apprentissage» s'adresse aux enfants mais introduit plus largement à ces nouvelles interfacesinstruments de musique, où le dessin est déjà composition musicale...